Chapitres locaux

Programmation scientifique du c-EAU

Mission

Contribuer à une meilleure interrelation avec la ressource en eau par la formation d’experts, l’avancement des connaissances et l’amélioration des pratiques.

Vision

Que les meilleures pratiques soient appliquées à tous les aspects de la gouvernance de l’eau.

Programmation de recherche

L’eau des continents est un objet de recherche transdisciplinaire. Pour refléter cette réalité, le c-EAU se définit selon cinq objets de recherche interreliés, non exclusifs.

Gouvernance

La pression sur la ressource en eau est telle qu’il est urgent d’améliorer sa gouvernance. Le défi est de taille face à des réalités politiques, démographiques, socio-économiques et physico-chimiques qui varient grandement dans le temps et l’espace. On distingue ainsi la gouvernance multiniveau, qui structure la hiérarchie des intervenants au sein d’un État, de la gouvernance multilatérale, qui répond au fait que les bassins versants ne connaissent pas de frontières. Les notions d’imputabilité, d’équité, de concertation, d’intégration et d’hydrosolidarité sont centrales à cet objet de recherche.

Observation et modélisation

L’eau circule inlassablement sur Terre en empruntant une diversité de parcours, ce qui constitue un grand défi scientifique. L’observation, l’analyse et la modélisation forment les moyens privilégiés vers une meilleure compréhension des processus physiques qui dictent les propriétés physico-chimiques des écoulements. La modélisation diagnostique qui en découle éclaire sur le fonctionnement de ces processus. L’observation, l’analyse et la modélisation sont également sollicitées pour l’étude des aspects socio-économiques de nos interrelations avec l’eau.

Protection et gestion

Les sociétés tirent d’immenses bénéfices des usages qu’elles font de l’eau. La durabilité de ces activités exige la protection des ressources par un cadre normatif ciblé et l’emploi de pratiques de gestion appropriées. Ceci inclut le recours à divers traitements afin d’assurer tout autant la santé des consommateurs que celle des écosystèmes. Une exploitation raisonnée assure que suffisamment d’eau soit disponible pour maintenir les fonctionnements biogéochimiques locaux et globaux.

Décision

L’interrelation avec la ressource en eau passe par la conception d’une panoplie d’infrastructures : barrages, aqueducs, égouts, usines de traitement, systèmes d’irrigation, pour ne nommer de celles-ci. L’usage optimal de ces infrastructures repose sur la conception de plans de gestion intégrateurs et de divers outils de décision qui permettent de réconcilier une liste souvent longue de règles d’opération. Les coûts élevés de construction et d’entretien de ces infrastructures impliquent un amortissement sur des dizaines d’années. Ces décisions ont donc des incidences à long terme.

Adaptation

Les ressources en eaux locales ont de tout temps été assujetties aux fluctuations du climat. Les périodes humides et sèches se succèdent, ce qui encourage d’ailleurs la mise en place d’infrastructures spécialisées. Le changement climatique en cours accentue cette imprévisibilité, ce qui s’ajoute aux pressions de sociétés toujours plus gourmandes en eau, puisque la Terre abrite sept fois plus d’humains maintenant qu’il y a à peine deux cents ans. Pour s’adapter à ces nouvelles situations, et surtout pour éviter la maladaptation, il faut œuvrer à quantifier puis à réduire les risques et les vulnérabilités.